L’endométriose (Et l’approche ostéopathique)

INTRODUCTION[1]

 

Tout d’abord il faut démarrer par définir ce qu’est l’endométriose. Il s’agit d’un processus causé par la migration de cellules endométriales (l’endomètre est le tissu conjonctif qui tapisse les parois internes de l’utérus) via les trompes de Faloppe, que l’on nomme les tubes utérins. Ce processus de migration va développer du tissu endométrial en dehors de l’utérus, ce qui va entrainer des lésions, des adhérences et des kystes ovariens (endométriomes) dans les organes colonisés.

Cette migration[2]de tissu peut même aller jusque dans l’appareil digestif ou urinaire, en entrainant tout un tas de symptômes que l’on peut imaginer dans ces organes.

endometriose marguin

Le gros problème diagnostic est lié au fait que les symptômes sont variés d’une femme atteinte à l’autre.

La fatigue ressentie par les patientes, à cause des douleurs et des autres symptômes décrits plus bas, entraine une incompréhension de la part des proches des patientes, ce qui peut rendre la pathologie très difficile à vivre. La qualité de vie des femmes souffrant d’endométriose est très souvent impactée par la pathologie.[3]

 

Causes[4] :

 

Les causes ne sont pas bien connues et diverses théories sur le mode d’apparition existent. Il semble qu’une opération chirurgicale telle qu’une laparotomie, une césarienne ou une épisiotomie puissent augmenter la prévalence de la maladie. La métaplasie également, est un facteur aggravant, ou une lésion du col utérin par biopsie, electro-coagulation, ou conisation peut déclencher une endométriose.

Certaines patientes qui parviennent à tomber enceinte avec une endométriose semblent ressentir une diminution des symptômes pendant leur grossesse.

 

Prévalence :[5]

 

Officiellement 10% des femmes sont touchées. Cela représente plus de 2 millions de françaises !

En général, des femmes qui se sont plaint de douleurs gynécologiques pendant leur puberté peuvent être atteintes sévèrement par la maladie. Cependant, il n’est pas si rare de constater que des femmes ménopausées ou ayant subi, comme il est précisé plus haut, une opération gynécologique, puissent souffrir d’endométriose tardive. Cette survenue semble être corrélée avec un changement hormonal dû aux traitements de substitution.

Le gros souci est le retard de diagnostic dans la maladie (en moyenne 5 à 7 ans). Ce retard permet à la maladie de se développer.

 

DIAGNOSTIC

Que faire si je suspecte des signes d’endométriose ?[6]

La première chose à faire est de contacter votre gynécologue pour effectuer des vérifications. Il est important de poser le diagnostic au plus tôt.

C’est véritablement important car l’endométriose peut conduire à l’infertilité. Il est donc important de poser le diagnostic pour soulager vos douleurs mais aussi pour éviter que la situation ne s’aggrave et ne donne lieu à d’autres troubles.

1.   Symptômes :

La douleur[7]

La douleur sous toutes ses formes est le principal facteur. Dans plus de la moitié des cas, l’endométriose entraine de fortes douleurs telles que la dyspareunie (douleur pendant les rapports sexuels), la dysménorrhée (règles douloureuses), des douleurs pelviennes, des douleurs lombaires, abdominales, des douleurs à la défécation.

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Évidemment, et malheureusement, la douleur ne passe pas avec un antalgique ou un antispasmodique, comme pour une dysménorrhée primaire.

70% des patients souffrent de douleurs chroniques invalidantes.

La douleur varie au moment du cycle. Elle est souvent à son paroxysme au moment des règles ou de l’ovulation.

Elle handicape et empêche certaines personnes de faire le moindre effort physique ou même de rester debout. Dans des cas extrêmes, certaines patientes ne peuvent ni travailler, ni même cuisiner.

L’infertilité[8]

40% de patients en souffrent.

Troubles digestifs

Diarrhées ou constipations, rectorragies, ballonements.

Troubles urinaires[9]

Brûlure à la miction, sang dans les urines, miction fréquente.

L’endométriose vésicale (endométriose dans la vessie) entraine la création de nodules dans la vessie. Ce développement de nodules entraine une dysurie voire la présence de sang dans les urines. C’est le diagnostic différentiel de l’infection urinaire. 

On peut trouver également des cas d’endométriose urétrale avec la création de nodules dans les uretères et la diminution du calibre de ceux-ci. Ceci entraine une hyperpression rénale et des lésions irréversibles.

Fatigue chronique[10]

Elle est liée à la douleur nocturne empêchant de dormir, et également à la dysurie réveillant la patiente la nuit.




2.   Radiologie[11]:

L’echographie permet de déceler la présence de kystes ovariens. 

L’IRM est un examen de seconde intention en général et permet de visualiser les lésions d’endométriose, des kystes ou des nodules.

L’hystérographie qui est un examen radiologique, permet de rechercher des malformations utérines, des déformations causées par des adhérences ou la perméabilité des trompes utérines.

L’uroscanner ou le coloscanner pour explorer les tissus en précision et détecter le cas échéant des formes d’endométriose sévère.

 

3.   La chirurgie[12] :

La cœlioscopie permet, par passage d’une caméra via le nombril, va visualiser l’ensemble des lésion causées par l’endométriose, et de faire une biopsie pour analyser les tissus.

La laparotomie n’est presque plus utilisée.

 

TRAITEMENTS[13]

L’endométriose est une maladie hormono[14]-dépendante. Aussi, on peut la traiter de manière allopathique, en utilisant des traitements hormonaux.

 

1.    Prescription de pilule contraceptive ou stérilet hormonal,

2.    Cure de ménopause artificielle,

3.    Traitement chirurgical EN DERNIER RECOURS,

4.    Médecines[15]douces (acupuncture, mésothérapie, ostéopathie[16][17], hypnothérapie et méditation en pleine conscience, sophrologie[18]),

5.    Conseils hygiéno-diététiques (On dit stop à la malbouffe et on cuisine, On arrête de passer ses journées dans le canapé, et on va marcher !)

 

PROTOCOLE DE TRAITEMENT OSTEOPATHIQUE

Une fois le diagnostic posé par le gynécologue, il est essentiel de consulter un ostéopathe expérimenté. Surtout, rassurez-vous ! L’ostéopathe ne pratique pas de techniques internes, donc vous pouvez y aller en toute confiance.

Le traitement ostéopathique a pour but de redonner une bonne flexibilité au tissu conjonctif afin d’augmenter ses capacités de drainage vasculaire. En résumé, un tissu flexible fonctionne mieux qu’un tissu fibreux. La fibrose[19]survient quand le tissu conjonctif cicatrise à la suite d’une lésion. On obtient donc du tissu fibreux. Ce tissu fibreux est du tissu « mort » en quelques sortes.

Le principe de la mobilisation ostéopathique, est d’une part de limiter la fibrose en mobilisant les zones à risque (proche des zones déjà fibrosées), et de favoriser le drainage vasculaire en évitant la propagation.




Afin de réaliser le traitement ostéopathique, il existe plusieurs voies d’approche :

-      Le traitement viscéral, qui consiste en des mobilisations de la zone du petit bassin, de l’hypogastre. (Attention aux thérapeutes qui proposent des techniques internes. Elle sont réservées aux médecins !).

-      Le traitement structurel qui consiste en des mobilisations articulaires des zones du bassin, de la charnière dorso-lombaire.

-      Le traitement crânien afin de travailler sur le système nerveux autonome, et le nerf vague en particulier,

-      Le traitement des fasciae, (à ne pas confondre avec le traitement de la face) afin de travailler sur les membranes des muscles du petit bassin et de l’abdomen.

 

Le traitement ostéopathique permet d’avoir rapidement une amélioration des symptômes digestifs, une diminution nette des douleurs dorso-lombaires, et des règles moins abondantes et plus régulières.

Évidemment, plus la pathologie est chronique, plus le traitement est long, mais une approche pluridisciplinaire, et une implication de la patiente dans son traitement, va augmenter les chances de guérison rapide.

Je conseille de faire une activité physique, afin de favoriser également le drainage vasculaire et de stimuler le métabolisme. Évidemment, n’importe quel sport pratiqué n’importe comment, n’est pas conseillé, mais une pratique raisonnée d’un sport raisonnable, est plus que conseillé (Yoga, Shiatsu, Tai-Chi, même la course à pieds minimaliste, etc.)

Je conseille également très fortement d’avoir une alimentation équilibrée, et de pratiquer la méditation en pleine conscience. Jon Kabat-Zinn, déjà en 1985 a démontré que la méthode diminuait l’intensité et la répercussion émotionnelle de la douleur d’un point de vue général. Par ailleurs, il est démontré que des aliments riches en Omega 3, 6 et 9, comme l’huile de lin, de noix, avaient des vertus anti-inflammatoires. De la même manière, les fruits rouges sont anti-oxydants.





[1]https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2018-01/pris_en_charge_de_lendometriose_-_argumentaire.pdf

[2]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30240947

[3]http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2018/03/06/redefinir-l-endometriose-a-l-age-moderne-par-le-dr-david-redwine-l-essenti.html

[4]https://www.pourquoidocteur.fr/MaladiesPkoidoc/1094-Endometriose-une-cause-meconnue-des-regles-douloureuses

[5]https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/endometriose

[6]http://www.chu-poitiers.fr/reponses-aux-questions-sur-lendometriose/

[7]http://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/endometriose/quest-ce-que-je-ressens

[8]https://www.endofrance.org/la-maladie-endometriose/symptomes-endometriose/infertilite/

[9]https://eurekasante.vidal.fr/maladies/sexualite-contraception/endometriose.html?pb=symptomes

[10]https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-sante/endometriose-la-fatigue-chronique-un-symptome-largement-sous-estime-332432

[11]https://www.endofrance.org/la-maladie-endometriose/experiences-temoignages-patientes/lirm-pelvien-pour-le-diagnostic-dendometriose/

[12]https://www.topsante.com/medecine/gyneco/endometriose/endometriose-tout-savoir-sur-l-operation-245787

[13]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29510966

[14]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28495187

[15]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29510963

[16]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28750966

[17]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27681520

[18]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28496368

[19]https://www.hopital-prive-lacasamance.fr/fr/actualites/id-107-le-dr-thomas-perez-gynecologue-nous-parle-de-l-endometriose

La nevralgie pudendale (Et les neuropathies du plancher pelvien)

Protocole de traitement

 

Ce protocole a été rédigé volontairement en utilisant mon expérience de praticien, ainsi que le retour de patients qui ont réussi à venir à bout de leurs douleurs. Un blog (liveinyourbodyaligned a servi de charpente à cet article).

 

Introduction

 

95% des prostatites chroniques sont d’origine non bactérienne, et dues à une dysfonction du plancher pelvien, ou plutôt un déséquilibre musculo-squelettique. « Non bactérienne » signifie que la douleur ne peut pas être traitée par des antibiotiques et n’est pas due à une infection.

Pour une santé optimale, un déséquilibre musculo-squelettique doit être traité afin de conserver un bon « alignement » des structures articulaires les unes par rapport aux autres.

 

Les symptômes rencontrés chez de nombreux patients sont très variés, ce qui rend le diagnostic difficile, avec de nombreux diagnostics différentiels possibles. En effet, une miction difficile, trop fréquente, des douleurs urétrales, et de la région recto-génitale sont des symptômes très fréquents.

Dans la vie courante, la marche, la position assise, le sommeil et les rapports sexuels peuvent devenir des choses compliquées.

 

Souvent, en résumé, la prostatite est sur-diagnostiquée. Quand les muscles du plancher pelvien deviennent trop contractés, le sacrum se positionne en rétroversion, et les organes du petit bassin se retrouvent comme tirés vers le bas.  A ce moment, ils appuient trop sur la prostate, et des problèmes sexuels, de miction deviennent le quotidien des patients.

 

Le rôle du nerf pudendal (anciennement appelé nerf honteux interne) est d’innerver toute cette région. Ses origines, sont les racines nerveuses S2, S3, et S4 (le bas du sacrum). Il peut être piégé à différents endroits sur son trajet vers le bas, ce qui est empiré lorsque le patient est assis.

 

Traitement

 

1.         Relaxation

 

La première étape est la gestion du stress. En effet, une bonne relaxation des muscles du bassin va permettre d’avoir moins de tensions sur le sacrum[1]. L’idée est donc de relâcher cette zone. Sans en être conscient, on contracte son bassin toute la journée. En contractant un muscle, il se rétrécit, se durcit et devient fragile. Les muscles ont besoin de se contracter ET de se relâcher.

Il existe des techniques de prise de conscience de l’état de contraction de son bassin, et des articulations du corps à fortiori. Je vous conseille « Méditer pour ne plus stresser » (C’est un guide très efficace avec des exercices pratique pour se fixer dans le moment présent).

 

2.         Les appuis au sol

 

Je conseille de marcher avec le moins de support possible sous les pieds, sauf en cas de grosse dysfonction du pied (hallux valgus important, pied très plat, etc.). Plus l’épaisseur de la semelle d’une chaussure est importante, et plus l’instabilité du pied et de la cheville le sera également.

Idéalement il faut 10mm de semelle maximum afin d’optimiser les appuis au sol. Cela nécessite bien évidemment quelques exercices de renforcement du triceps (flexion du pied en montant sur une marche, 10 fois 3 séries tous les jours).

Il est impératif d’éviter des mauvaises postures du pied maintenues longtemps (flexion forcée au bureau, pieds croisés toute la journée, etc.)

 

3.         Le Foam roller[2]

 

Cette espèce de rouleau en mousse fait l’effet d’un massage profond sur les muscles. Il aide à les relâcher. Celui va aider à améliorer la flexibilité musculaire et la mobilité articulaire. C’est douloureux au début, surtout dans la région des adducteurs. Pour chaque région où il est difficile de rouler, cela signifie qu’il y a besoin de masser plus. Il faut passer 1 à 3 minutes sur chaque point. Sur un point douloureux, restez 10 secondes et ensuite passez au suivant.

 

4.         Ouverture du bassin et renforcement des muscles fessiers et de l’abdomen[3]

 

L’homo sapiens que nous sommes, a besoin de bouger. Nous sommes des cueilleurs-chasseurs. Nous n’avons pas évolué pour rester assis sur une chaise toute la journée. Le fait de ne pas mobiliser ses articulations dans leur amplitude complète de mouvement tous les jours a pour effet de diminuer la flexibilité musculaire.

 

La clef est de trouver des mouvements qui relâchent les tensions des ischio-jambiers (arrière de la cuisse), des psoas (avant de la colonne vertébrale), des adducteurs (face interne de la cuisse) et du quadriceps (face avant de la cuisse).

Les tensions musculaires au niveau du bassin l’empêchent de rester dans une position neutre, ce qui entraine une faiblesse abdominale.

 

Des muscles fessiers puissants permettent au sacrum d’avoir un positionnement optimal, et aux muscles du bassin de conserver une longueur optimale.

 

Par ailleurs, le renforcement du muscle grand dorsal[4], inséré sur le sacrum, le coccyx et les vertèbres dorso-lombaires, via des tractions, ou l’escalade, permet de stabiliser également la colonne vertébrale et le bassin.

 

5.         La marche

 

La marche, tout comme la course à pieds, est un mouvement global. Il démarre des épaules et termine aux pieds[5]. Une bonne flexibilité des psoas, des muscles fessiers, des mollets (triceps sural) et des ischio-jambiers, est indispensable.

 

Pour quelle raison Lance Armstrong court-il le marathon en 3h quand le champion du monde le court en 2h ? Malgré ses capacités cardio-pulmonaires exceptionnelles, il n’a pas une posture de coureur (psoas très courts à cause du cyclisme notamment).

 

6.         La respiration

 

Le muscle de la respiration (le diaphragme) fait également partie de l’équation. En effet, quand le diaphragme n’est pas suffisamment souple[6] (causé par le stress et une mauvaise posture), la posture change également.

Il est inséré sur les 6 dernières côtes en haut et sur les 3 premières vertèbres lombaires en bas. Il forme comme une espèce de champignon.

Des muscles du bassin, trop tendus, et inversement un diaphragme trop contracté[7], peuvent affecter les fonctions respectives de chacune de ces structures.

 

7.         La position assise

 

Lorsque l’on répète à un enfant à longueur de journée : « Assieds-toi correctement, tiens-toi droit ! », ce n’est pas pour que l’on oublie de le faire à l’âge adulte[8]. Cependant, de nombreuses personnes et de nombreux patients ne s’assoient pas comme ils le devraient. En effet, la position assise est normalement très simple. Il existe un os que l’on nomme l’ischion, et qui est le lieu d’insertion des ischio-jambiers.

C’est sur cet os qu’il faut s’asseoir, et non pas sur le sacrum. S’asseoir sur le sacrum cause beaucoup trop de contraintes sur les racines nerveuses émergentes, et notamment celles du nerf pudendal. Ceci déséquilibre complètement le bassin et cause tous les problèmes dont on traite dans cet article.

 

8.         Les squats

 

C’est un exercice très complet qui a pour but de renforcer les muscles du bassin[9] (fessiers, ischios, quadriceps, mollets également) et d’ouvrir ce dernier en le rendant plus souple.

Les squats travaillent sur l’abdomen également et améliorent l’équilibre.

 

Il est important en faisant un squat, de bien positionner les genoux, alignés au dessus des pieds, et non pas en avant, afin de ne pas mettre trop de pression sur les quadriceps. Toute la puissance du mouvement vient des fessiers et les ischio-jambiers.

 

Faire un bon squat prend du temps car c’est un mouvement complexe. La clef est de relâcher le bassin le plus possible, et de travailler sur les fessiers en les contractant, et non pas sur les quadriceps.

 

Conclusion

 

Le traitement est GLOBAL ! La posture est une chose complexe, qui met en jeu tout un équilibre musculo-squelettique. Il ne s’agit pas de traiter uniquement les pieds, ou le bassin, il s’agit de traiter l’ensemble du corps.

Lorsque l’on a des symptômes handicapants tels que ceux que l’on a dans la névralgie pudendale, je pense qu’il est intéressant de prendre le temps de faire des exercices globaux de renforcement musculaire, de stretching, et de revoir sa façon de se tenir.

Ce qui se passe au niveau des muscles du haut du corps est aussi important que ce qui se passe en bas.

 

 

[1] Camomilla V1, Bonci T2, Cappozzo A3. Soft tissue displacement over pelvic anatomical landmarks during 3-D hip movements. J Biomech. 2017 Jan 17. pii: S0021-9290(17)30014-3. doi: 10.1016/j.jbiomech.2017.01.013. [Epub ahead of print]

[2] Cavanaugh MT1, Döweling A1, Young JD1, Quigley PJ1, Hodgson DD1, Whitten JH1, Reid JC1, Aboodarda SJ1, Behm DG2. An acute session of roller massage prolongs voluntary torque development and diminishes evoked pain. Eur J Appl Physiol. 2017 Jan;117(1):109-117. doi: 10.1007/s00421-016-3503-y. Epub 2016 Nov 16.

[3] Giesche F1,2, Streicher H3, Maiwald M4, Wagner P3. [Inpatient multimodal pain therapy : Additive value of neuromuscular core stability exercises for chronic back pain]. Schmerz. 2016 Dec 2. [Epub ahead of print]

[4] Donohue BF1, Lubitz MG2, Kremchek TE3. Sports Injuries to the Latissimus Dorsi and Teres Major. Am J Sports Med. 2016 Dec 1:363546516676062. doi: 10.1177/0363546516676062. [Epub ahead of print]

[5] Dolenec A, Radi P, Strojnik V. An Explanation of the Influence on Deciding which Type of Foot Strike to Use when Running Barefoot or in Minimalistic Shoes. Coll Antropol. 2015 Jul;39 Suppl 1:147-51.

[6] Buchholz. Breathing, voice, and movement therapy: applications to breathing disorders. Biofeedback Self Regul. 1994 Jun;19(2):141-53.

[7] de Sá RB1, Pessoa MF1, Cavalcanti AG1, Campos SL1, Amorim C2, de Andrade AD3. Immediate effects of respiratory muscle stretching on chest wall kinematics and electromyography in COPD patients. Respir Physiol Neurobiol. 2017 Mar 9. pii: S1569-9048(16)30145-8. doi: 10.1016/j.resp.2017.03.002. [Epub ahead of print]

[8] Lee CH1, Chung CK2,3,4,5, Jang JS6, Kim SM7, Chin DK8, Lee JK9. Lumbar Degenerative Kyphosis' Is Not Byword for Degenerative Sagittal Imbalance: Time to Replace a Misconception. J Korean Neurosurg Soc. 2017 Mar;60(2):125-129. doi: 10.3340/jkns.2016.0607.001. Epub 2017 Mar 1.

[9] McKean MR1, Dunn PK, Burkett BJ. The lumbar and sacrum movement pattern during the back squat exercise. J Strength Cond Res. 2010 Oct;24(10):2731-41. doi: 10.1519/JSC.0b013e3181e2e166.

Osteopathy and Irritable Bowel Syndrome

Abstract

It is known that Osteopathy improves the Irritable Bowel Syndrome patient’s quality of life. In this article, we studied the literature to bring explanations about the treatment mechanism and the pathology origins.

The IBS treatment using osteopathy improves the symptoms within 6 months

 

Definition of Irritable Bowel Syndrome

Abdominal pain, constipation and diarrhoea are all typical symptoms of irritable bowel syndrome (IBS).

Although IBS is not dangerous, the symptoms can be very painful and bothersome. Most people who have IBS have a mild form, which they can cope with quite well without getting any treatment. But sometimes the symptoms are so strong that they significantly affect people’s everyday lives and can cause distress.

 

Main causes

Post-infectious, stress (gut-brain axis), small intestinal bacterial overgrowth, dysbiosis, active infections, depression, antibiotic use, etc. are the most common sources of IBS.

Stress seems to be the main cause of IBS, and if not, the main trigger. The gut-brain axis, a bilateral communication path identified in some 1990s publications, showed that the hypothalamic-pituitary-adrenal axis had a major influence on the development of IBS due to its long lasting stimulation during the microbial colonization of the gastro-intestinal tract.

An overlap with pathologies such as fibromyalgia and chronic fatigue syndrome seen on patients who suffer from IBS, and their high stress level involves a disruption of stress system.

Evidence has demonstrated that the release of high levels of proinflammatory cytokines during acute enteric infection causes increased gut permeability leading to translocation of the commensal bacteria across the epithelial barrier resulting in significant damage to local tissues which is likely to result in chronic gut abnormalities in sensitive individuals. However, increased gut permeability is strongly associated with IBS regardless of whether IBS was initiated by an infection or not.

The purpose of this article is to explain the main principles of IBS Osteopathy treatment for patients to realise that not only allopathic medicine can help. A proper diet, and in some cases, a proper medication has to be part of the global treatment.

 

What is Osteopathy?

Osteopathy is a therapy invented in 1874 by Andrew Taylor Still in the USA. Its definition remains the same and literally means “disease of bone”, but has evolved a lot among its past 140 years of existence.

We consider that there are about 10 classes of techniques in modern osteopathy:

-       Cranial Osteopathy,

-       Visceral Osteopathy,

-       Mitchell technique,

-       Jones technique,

-       HVLA technique,

-       High velocity thrust,

-       Functional technique,

-       Fascial technique,

-       Soft tissue technique,

-       Articulation mobilisation, etc.

People often think that there are osteopaths who crack and other who don’t. Osteopathy is a global therapy and there should not be such a distinction. Regarding the type of patient and the type of pathology (its chronicity, its intensity, its location, etc.), the osteopath will adapt his treatment.

The main goal is to recover soft tissues (muscles, ligaments, capsules, etc.) in order to recover joint mobility. The consequences are:

-       Better joint mobility,

-       Improvement of vascularisation,

-       Energy recovery.

 

Treatment of IBS with Osteopathy

Irritable Bowel Syndrome is a visceral disorder. The main osteopathy approach will be a visceral approach, depending on the acuteness of the pathology.

If the patient is in an acute stage (VAS 6-8 out of 10), the session will be shorter than an average session, because his recovery capacity will be diminished. The point will therefore to decrease his symptoms in order to improve his recovery capacity.

In the other hand, if the patient is in a chronic stage (VAS 2-3 out of 10), the session will be longer and the osteopathy work deeper.

The lesions caused on intestinal tissues on the IBS development process have to be fixed in order to decrease the symptoms. To fix a lesion, osteopathy uses tissue flexibility. The tissue mobilization increases the local vascularisation and its main goal is to bring proteins that will help tissue recovery.

To do so, the osteopath will use different techniques depending on the intensity of the pathology, and the patient medical history. A local visceral approach is only a part of the treatment. A cranial approach will help recovering a good function of the HPA axis and a structural spine treatment will recover the sympathetic short tract axis. The point is to recover a good homeostasis.

Osteopathy improves the severity of IBS symptoms and its impact on quality of life at the beginning of the treatment, and significantly after 6 months of treatment, according to an article published in 2007 and one in 2013.

 

Keywords

Osteopathy; Vascularization; Homeostasis; Irritable bowel syndrome; Visceral hypersensitivity

 

References

Hundscheid HW1, Pepels MJ, Engels LG, Loffeld RJ. (Sept 2007). Treatment of irritable bowel syndrome with osteopathy: results of a randomized controlled pilot study. PMID: 17716344

Florance BM1, Frin G, Dainese R, Nébot-Vivinus MH, Marine Barjoan E, Marjoux S, Laurens JP, Payrouse JL, Hébuterne X, Piche T. (Aug 2012). Osteopathy improves the severity of irritable bowel syndrome: a pilot randomized sham-controlled study. PMID: 22546751

Fukudo S, Nomura T, Muranaka M, Taguchi F; Nomura; Muranaka; Taguchi (1993). "Brain-gut response to stress and cholinergic stimulation in irritable bowel syndrome. A preliminary study". J. Clin. Gastroenterol. 17 (2): 133–41. doi:10.1097/00004836-199309000-00009. PMID 8031340

Beatty JK, Bhargava A, Buret AG (2014). "Post-infectious irritable bowel syndrome: mechanistic insights into chronic disturbances following enteric infection". World J. Gastroenterol. 20 (14): 3976–85. doi:10.3748/wjg.v20.i14.3976. PMC 3983453. PMID 24744587

La clinique du Coureur - Course à pieds minimaliste

J'ai eu la chance de participer aux formations dispensées par Blaise Dubois et la Clinique du Coureur, et obtenir ma certification.

La course à pieds est un sport souvent décrié par certains médecins en raison de l'impact qu'il aurait sur le dos, et les pathologies articulaires qu'il entrainerait.

Les recherches scientifiques effectuées au cours de cette dernière décennie ont démontré qu'il n'en est rien. En effet, la course à pieds minimaliste, en respectant certains critères techniques, n'entraine pas de lésion articulaire, et n'augmente pas les risques d'avoir de l'arthrose précoce. Ces 3 critères sont les suivants :

- Courir léger, 

- Courir à 180 pas par minute,

- Courir sur le médio-pied/avant-pied.

En respectant ces critères, le patient augmentera ses capacités cardio-pulmonaires, et travaillera les muscles de la jambe et du dos de manière optimale. L'économie d'énergie réalisée sera très importante.

Evidemment, on ne change pas sa technique de course du jour au lendemain. Il faut donc respecter un temps d'adaptation de plusieurs semaines pour un coureur occasionnel, à plusieurs mois pour un coureur de bon niveau.