COMPRENDRE LES DOULEURS DISCALES ET LA DÉCOMPRESSION NEURO-VERTÉBRALE

Pour savoir si la décompression neuro-vertébrale peut être indiquée dans votre situation, consultez la page dédiée :

→ Décompression neuro-vertébrale à Paris 6

Les douleurs lombaires ou cervicales d’origine discale sont fréquentes et peuvent avoir des causes multiples.

Cette page a pour objectif d’apporter des informations générales et pédagogiques afin de mieux comprendre le rôle du disque intervertébral, les mécanismes de la douleur et les différentes options de prise en charge existantes.

LE DISQUE INTERVERTÉBRAL : RÔLE ET FONCTION

Le disque intervertébral est une structure située entre deux vertèbres. Il agit comme un amortisseur et permet la mobilité de la colonne vertébrale.

Avec le temps, les contraintes mécaniques, les efforts répétés ou certains traumatismes, le disque peut se modifier et devenir source de douleur.

Schéma du disque intervertébral et hernie discale





QU’APPELLE-T-ON DOULEUR D’ORIGINE DISCALE ?

Une douleur d’origine discale correspond à une douleur liée à une modification de la structure du disque intervertébral.

Elle peut s’exprimer sous forme de lombalgie, de cervicalgie ou de douleur irradiant dans un membre (sciatique, cruralgie), selon le niveau atteint.





HERNIE DISCALE, PROTRUSION, BOMBEMENT : QUELLES DIFFÉRENCES ?

Ces termes décrivent différents degrés de modification du disque.

Ils sont définis par l’imagerie médicale et doivent toujours être interprétés en fonction des symptômes cliniques.

La présence d’une hernie sur une IRM ne signifie pas systématiquement qu’elle est responsable de la douleur.

Illustration douleur discale lombaire




QUELLES SONT LES OPTIONS DE PRISE EN CHARGE ?

La prise en charge des douleurs discales dépend de nombreux facteurs : intensité des symptômes, ancienneté, contexte médical, présence ou non de signes neurologiques.

Selon les situations, elle peut inclure :

- une prise en charge médicale

- de la rééducation

- une approche manuelle

- des adaptations d’activité

- et, dans certains cas, une prise en charge chirurgicale





QU’EST-CE QUE LA DÉCOMPRESSION NEURO-VERTÉBRALE ?

La décompression neuro-vertébrale est une technique non chirurgicale visant à modifier certaines contraintes mécaniques exercées sur le disque intervertébral.

Elle peut être envisagée dans des situations bien définies, après une évaluation clinique et médicale rigoureuse.


RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES (INFORMATION GÉNÉRALE)

Les publications ci-dessous sont citées à titre informatif et illustrent les travaux de recherche existants sur la décompression vertébrale et les ondes de choc.

Elles ne constituent ni une garantie de résultat, ni une indication de prise en charge individuelle.


2. Effects of non-surgical decompression therapy in addition to routine physical therapy on pain, range of motion, endurance, functional disability and quality of life versus routine physical therapy alone in patients with lumbar radiculopathy; a randomized controlled trial - Étude publiée dans BMC Musculoskeletal Disorders (2022)

Titre : Effets de la décompression spinale non chirurgicale en complément de la physiothérapie chez des patients souffrant de radiculopathie lombaire.

Méthode (scientifique) :
Essai randomisé sur plusieurs dizaines de patients. Comparaison entre :

  • Physiothérapie seule.

  • Physiothérapie + séances de décompression sur table (12 séances en 4 semaines).

Résultats (scientifique) :

  • Diminution plus marquée de la douleur dans le groupe « décompression ».

  • Amélioration de l’endurance musculaire, de la souplesse lombaire et de la qualité de vie.

Conclusion (scientifique) :
La décompression, associée à la physiothérapie, donne de meilleurs résultats que la physiothérapie seule.

Limite : Suivi de courte durée, pas de mesure anatomique (IRM).

👉 En résumé :
Cette recherche a comparé différentes modalités de prise en charge chez des patients présentant des douleurs rachidiennes, incluant une approche combinant physiothérapie et décompression vertébrale.

L’étude décrit des différences observées entre les groupes étudiés dans un contexte de recherche clinique, sans constituer une indication ni une garantie de résultat dans le cadre d’une prise en charge individuelle.

Référence : https://rdcu.be/eGsds

2. Effect of Nonsurgical Spinal Decompression on Intensity of Pain and Herniated Disc Volume in Subacute Lumbar Herniated Disc - Étude de Choi et al. (2022)

Titre : Effet de la décompression vertébrale non chirurgicale sur la douleur et le volume de hernie discale chez des patients atteints de hernie lombaire subaiguë.

Méthode (scientifique) :
Essai clinique randomisé sur 60 patients. Un groupe a reçu 10 séances de décompression neurovertébrale sur 8 semaines, l’autre un traitement « placebo » (même installation mais sans traction réelle).

Résultats (scientifique) :

  • Réduction significative de la douleur lombaire et radiculaire.

  • Amélioration de la mobilité et de la qualité de vie.

  • Réduction visible de la taille de la hernie discale à l’IRM.

Conclusion (scientifique) :
La décompression non chirurgicale peut être efficace à court terme pour diminuer la douleur et réduire la protrusion discale.

Limite : Petit échantillon et suivi limité à 3 mois.

👉 En résumé :
Cette étude s’est intéressée à l’évaluation de la décompression vertébrale sur table dans la prise en charge de patients présentant des douleurs lombaires et radiculaires associées à une hernie discale.

Les auteurs ont analysé l’évolution de la douleur, de la mobilité et certains paramètres d’imagerie dans un cadre de recherche, sans que ces résultats ne puissent être transposés directement à une prise en charge individuelle.

Référence : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1155/2022/6343837


3. Non-surgical spinal decompression system versus conventional traction device for treating lumbar disc herniation through surface electromyography  - Étude de Feng et al. (2018)

Titre : Comparaison entre la décompression spinale non chirurgicale et la traction lombaire classique chez des patients atteints de hernie discale lombaire.

Méthode (scientifique) :
Étude comparative avec deux groupes de patients :

  • Groupe « décompression » sur table spécialisée (ex. DRX9000).

  • Groupe « traction mécanique classique ».

Résultats (scientifique) :

  • Amélioration significative de l’activité musculaire mesurée par électromyographie.

  • Réduction plus importante de la douleur et de la gêne fonctionnelle dans le groupe décompression.

Conclusion (scientifique) :
La décompression sur table semble plus efficace que la traction traditionnelle.

Limite : Nombre de patients limité, suivi à court terme.

👉 En résumé :
Cette étude compare la décompression sur table et la traction classique pour diminuer la douleur et améliorer la mobilité lombaire.

Référence : https://www.cjter.com/EN/10.3969/j.issn.2095-4344.0113

Les résumés d’études présentés ci-dessous ont une vocation strictement informative.

Ils ne constituent ni une recommandation thérapeutique, ni une garantie de résultat.

Toute prise en charge dépend du contexte clinique individuel et nécessite une évaluation préalable.

L’indication et la prise en charge dépendent toujours du contexte clinique individuel et doivent être évaluées lors d’une consultation.

INFORMATIONS IMPORTANTES

Cette page a une vocation informative et ne remplace pas une consultation médicale.

En cas de douleur aiguë, de déficit neurologique ou de symptômes inhabituels, un avis médical est nécessaire.




Pour savoir si la décompression neuro-vertébrale peut être indiquée dans votre situation, consultez la page dédiée :

→ Décompression neuro-vertébrale à Paris 6




LE SADAM OU SYNDROME DE COSTEN

Comprendre les troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM)

Article à visée informative – mise à jour recommandée pour le blog

INFORMATION IMPORTANTE

Cet article a une vocation informative et pédagogique.
Il ne remplace pas une consultation médicale ou dentaire.
La prise en charge dépend toujours du contexte clinique individuel.

PRÉSENTATION

Le SADAM (Syndrome Algo-Dysfonctionnel de l’Appareil Manducateur), également appelé syndrome de Costen, correspond à un ensemble de douleurs et de troubles fonctionnels liés à une souffrance de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM).

Il concerne une part significative de la population, avec une prédominance chez les adultes jeunes et d’âge moyen, et plus fréquemment chez les femmes.

Le SADAM regroupe de nombreux symptômes pouvant affecter la mâchoire et les structures associées, parmi lesquels :

  • craquements ou bruits articulaires de la mâchoire

  • difficulté ou gêne à l’ouverture de la bouche

  • douleurs au niveau des tempes

  • maux de tête (céphalées, migraines)

  • bruxisme (grincement ou serrement des dents)

  • douleurs cervicales associées

  • vertiges ou sensations d’oreille pleine

  • acouphènes

Ces manifestations peuvent être variables d’une personne à l’autre, tant dans leur intensité que dans leur évolution.

FACTEURS ASSOCIÉS AU SADAM

Le SADAM est souvent lié à une hypercontraction d’un ou de plusieurs muscles masticateurs, en particulier le muscle masséter.
Cette hyperactivité musculaire peut être influencée par différents facteurs, souvent combinés :

Facteurs fonctionnels

  • déséquilibres musculaires ou articulaires

  • modifications de l’occlusion

  • soins ou interventions dentaires pouvant perturber le fonctionnement de l’ATM

Facteurs posturaux

L’appareil manducateur fait partie intégrante du système postural.
Il participe aux informations envoyées au système nerveux central pour le maintien de l’équilibre global.

Facteurs psycho-émotionnels

  • stress

  • anxiété

  • états de tension prolongée
    Ces éléments peuvent favoriser le serrement ou le grincement des dents, de jour comme de nuit.

Facteurs traumatiques ou micro-traumatiques

  • traumatismes (accident de la voie publique, chute)

  • pratiques sportives

  • micro-traumatismes répétés

Autres facteurs

  • troubles du sommeil

  • fatigue chronique

DESCRIPTION DE L’ARTICULATION TEMPORO-MANDIBULAIRE

Les articulations temporo-mandibulaires (ATM) sont situées de part et d’autre de la mâchoire, juste en avant des oreilles.
Elles relient la mandibule (mâchoire inférieure) à l’os temporal du crâne.

Ces articulations sont particulièrement complexes :
elles doivent permettre des mouvements synchronisés d’ouverture, de fermeture, de glissement et de latéralité afin d’assurer des fonctions essentielles telles que la mastication, la parole ou le bâillement.

Un disque articulaire (ménisque) est interposé entre la mandibule et l’os temporal.
Il joue un rôle d’amortisseur et permet une répartition harmonieuse des contraintes mécaniques.

Lorsque l’ensemble de ces structures fonctionne de manière coordonnée, les mouvements de la mâchoire sont fluides et indolores.
En revanche, un déséquilibre peut entraîner un déplacement ou une altération du disque, perturbant le fonctionnement normal de l’articulation.
On parle alors de dysfonctionnement de l’ATM.

SYMPTÔMES FRÉQUEMMENT OBSERVÉS

Les symptômes du SADAM sont nombreux et peuvent inclure, de manière non exhaustive :

  • douleur localisée à l’avant de l’oreille

  • douleur intermittente d’un côté du visage

  • irradiations vers le cou ou les épaules

  • douleurs faciales

  • bruits articulaires lors de l’ouverture ou de la mastication

  • acouphènes ou gêne auditive

  • limitation ou raideur de l’ouverture buccale

  • céphalées ou migraines

  • sensibilité dentaire

PRISE EN CHARGE GÉNÉRALE

La prise en charge du SADAM est le plus souvent pluridisciplinaire, en raison de la diversité des facteurs impliqués.

Selon les situations, elle peut associer :

  • une prise en charge ostéopathique, visant à analyser les contraintes locales et globales pouvant influencer l’ATM

  • une approche orthodontique ou dentaire, notamment par l’utilisation de gouttières occlusales lorsque cela est indiqué

  • un suivi dentaire, afin d’éliminer certaines causes mécaniques

  • un accompagnement psychologique ou des techniques de gestion du stress (sophrologie, relaxation, etc.)

  • une rééducation maxillo-faciale chez le kinésithérapeute

  • des conseils d’hygiène de vie et d’alimentation

Certaines publications se sont intéressées à l’intérêt des exercices et des approches combinées dans la prise en charge des troubles de l’ATM, sans que cela ne constitue une indication universelle.

APPROCHE OSTÉOPATHIQUE DU SADAM

Lors d’une consultation, l’ostéopathe procède à un entretien ciblé et à un examen clinique afin d’identifier les structures susceptibles d’exercer des contraintes sur l’ATM, localement ou à distance.

Le traitement peut inclure :

  • un travail local sur l’articulation temporo-mandibulaire

  • des techniques visant à diminuer les tensions des muscles masticateurs, notamment le masséter

  • une prise en compte des muscles temporaux et ptérygoïdiens lorsque cela est pertinent

En fonction de l’évaluation clinique, un travail complémentaire peut être réalisé au niveau :

  • des cervicales

  • du crâne, en particulier l’os temporal

  • du bassin et des membres inférieurs

L’objectif de cette approche est de réduire les tensions, améliorer la mobilité et favoriser un meilleur équilibre fonctionnel, dans le cadre d’une prise en charge globale.

POUR ALLER PLUS LOIN

Pour une présentation synthétique et orientée consultation des douleurs de la mâchoire et de l’articulation temporo-mandibulaire :

👉 Douleurs de la mâchoire (ATM)

A. Marguin

QUE FAIRE QUAND ON A PEUR QUE « ÇA CRAQUE » CHEZ L’OSTÉOPATHE ?

Techniques fonctionnelles et techniques structurelles

Article de blog à visée informative

INFORMATION IMPORTANTE

Cet article a une vocation informative et pédagogique.
Il ne remplace pas une consultation médicale.
Le choix des techniques dépend toujours du contexte clinique et du patient.

INTRODUCTION

La peur du « craquement » est une question fréquente en ostéopathie.
Certaines personnes appréhendent les manipulations articulaires, par crainte de la douleur, d’un geste trop brusque ou d’un manque de contrôle.

Il est important de savoir que l’ostéopathie ne se résume pas aux techniques qui produisent un bruit articulaire.
Elle regroupe un ensemble de méthodes différentes, allant de techniques très douces à des techniques plus dynamiques, utilisées selon les besoins et les limites de chaque patient.

TECHNIQUES STRUCTURELLES ET TECHNIQUES FONCTIONNELLES

En ostéopathie, on distingue classiquement plusieurs grandes familles de techniques.

Les techniques dites « structurelles »

Les techniques structurelles sont celles qui peuvent produire un bruit articulaire, souvent appelé « craquement ».
Ce bruit correspond à un phénomène mécanique lié à la libération rapide d’une articulation et n’est pas un os qui se remet en place.

Ces techniques peuvent être indiquées dans certaines situations, mais elles ne sont ni systématiques ni obligatoires.

Les techniques fonctionnelles

Les techniques fonctionnelles sont des techniques douces, réalisées sans mise en tension brutale des structures.
Elles visent à accompagner les tissus vers une position de confort afin de favoriser un relâchement progressif.

Elles sont souvent utilisées lorsque :

  • le patient appréhende les manipulations rapides

  • la douleur est importante

  • certaines contre-indications existent

  • le contexte clinique nécessite de la prudence

Un ostéopathe formé dispose généralement de plusieurs approches lui permettant de s’adapter à chaque situation.

LA TECHNIQUE DE JONES (COUNTERSTRAIN)

Parmi les techniques fonctionnelles, la technique de Jones, également appelée counterstrain, occupe une place particulière.

Développée par le Dr Lawrence H. Jones, cette approche repose sur l’idée que certaines douleurs peuvent être liées à une contraction excessive ou persistante de muscles, parfois à distance de la zone douloureuse ressentie.

PRINCIPES GÉNÉRAUX

Le principe du counterstrain consiste à :

  • identifier des zones de sensibilité musculaire spécifiques (appelées tender points)

  • placer passivement le patient dans une position de confort maximal

  • maintenir cette position pendant un temps déterminé (environ 90 secondes)

L’objectif est de favoriser un relâchement progressif du muscle concerné, sans provoquer de douleur ni de mise en tension excessive.

EXEMPLE SIMPLIFIÉ

Dans certains cas de douleur lombaire, la source de la douleur peut être influencée par une contraction persistante de muscles profonds, comme le psoas, dans le cas d’un effort sportif répété et intense.
La technique vise alors à diminuer cette tension musculaire afin de restaurer une mobilité plus harmonieuse.

ÉLÉMENTS PHYSIOLOGIQUES (SIMPLIFIÉS)

D’un point de vue physiologique, ces techniques s’appuient sur des mécanismes neuromusculaires impliquant notamment les récepteurs proprioceptifs du muscle.

Certaines études se sont intéressées à ces mécanismes dans un cadre expérimental, sans que cela ne constitue une indication universelle ni une garantie de résultat clinique.

DIAGNOSTIC ET PRÉCAUTIONS

La mise en œuvre de techniques fonctionnelles nécessite :

  • un interrogatoire précis

  • un examen clinique adapté

  • une bonne connaissance de l’anatomie et des contre-indications

Le fait qu’une technique soit douce ne signifie pas qu’elle est dénuée de précautions.
Certaines situations médicales nécessitent une vigilance particulière ou une orientation médicale préalable.

CONCLUSION

Le « craquement » n’est ni un objectif ni une obligation en ostéopathie.
Il existe de nombreuses techniques permettant d’adapter la prise en charge aux attentes, aux craintes et à l’état de santé de chaque patient.

L’essentiel est de consulter un praticien à l’écoute, capable d’expliquer sa démarche et d’ajuster les techniques utilisées en fonction de la situation individuelle.

POUR ALLER PLUS LOIN

Les références scientifiques ci-dessous sont mentionnées à titre informatif et illustrent des travaux de recherche sur les mécanismes neuromusculaires et les approches manuelles.
Elles ne constituent ni une garantie de résultat ni une indication de traitement.


[1] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=osteopath

[2] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31948263

[3] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23672383

[4] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22285058



L’ENDOMÉTRIOSE

Comprendre la maladie et les approches complémentaires, dont l’ostéopathie

Article de blog à visée informative

INFORMATION IMPORTANTE

Cet article a une vocation informative et pédagogique.
Il ne remplace pas un suivi médical ou gynécologique.
La prise en charge de l’endométriose dépend toujours du contexte individuel et doit être encadrée par des professionnels de santé.

INTRODUCTION

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique caractérisée par la présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus.
Ces implants peuvent entraîner des lésions, des phénomènes inflammatoires, des adhérences et parfois des kystes ovariens, appelés endométriomes.

Selon leur localisation, ces lésions peuvent concerner différents organes, notamment pelviens, digestifs ou urinaires, et être associées à des symptômes très variables d’une femme à l’autre.

L’un des enjeux majeurs de l’endométriose réside dans la diversité et la complexité des symptômes, ainsi que dans le retard fréquent au diagnostic, pouvant impacter significativement la qualité de vie.

endometriose marguin


QUELQUES ÉLÉMENTS SUR LES CAUSES

Les mécanismes exacts à l’origine de l’endométriose ne sont pas totalement élucidés.
Plusieurs hypothèses ont été évoquées dans la littérature scientifique, sans qu’une cause unique ne soit retenue.

Certains facteurs semblent être associés à la maladie, parmi lesquels :

  • des antécédents chirurgicaux gynécologiques

  • des modifications hormonales

  • des phénomènes de métaplasie

  • des facteurs inflammatoires ou immunitaires

Chez certaines patientes, une évolution des symptômes peut être observée au cours de la grossesse ou lors de changements hormonaux, sans que cela ne constitue une règle générale.


PRÉVALENCE ET IMPACT

On estime qu’environ 10 % des femmes seraient concernées par l’endométriose, ce qui représente plusieurs millions de personnes en France.

La maladie peut apparaître dès l’adolescence, mais aussi plus tardivement, notamment après certaines interventions ou modifications hormonales.

Le retard diagnostique, souvent de plusieurs années, peut favoriser l’évolution des lésions et majorer l’impact fonctionnel et émotionnel de la pathologie.


SYMPTÔMES FRÉQUEMMENT OBSERVÉS

Les manifestations de l’endométriose sont variables et peuvent inclure :


Douleurs

  • règles douloureuses (dysménorrhées)

  • douleurs pelviennes chroniques

  • douleurs lombaires ou abdominales

  • douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunie)

  • douleurs à la défécation

La douleur peut varier selon le cycle menstruel, avec une intensité souvent accrue pendant les règles ou l’ovulation.


Troubles associés

  • troubles digestifs (ballonnements, diarrhées, constipation)

  • troubles urinaires (brûlures, mictions fréquentes, parfois hématurie)

  • fatigue chronique, souvent liée à la douleur et aux troubles du sommeil


Fertilité

Chez certaines patientes, l’endométriose peut être associée à des difficultés de conception, nécessitant un suivi spécialisé.


ÉLÉMENTS DE DIAGNOSTIC

En cas de suspicion d’endométriose, il est essentiel de consulter un gynécologue afin d’engager un bilan adapté.

Selon les situations, les examens peuvent inclure :

  • échographie pelvienne

  • IRM

  • examens radiologiques ciblés

  • dans certains cas, exploration chirurgicale à visée diagnostique

Un diagnostic précoce permet une meilleure adaptation de la prise en charge.


PRINCIPES GÉNÉRAUX DE PRISE EN CHARGE

L’endométriose étant une maladie hormono-dépendante, la prise en charge est le plus souvent pluridisciplinaire.

Elle peut associer, selon les cas :

  • des traitements médicaux hormonaux

  • une prise en charge chirurgicale dans certaines situations

  • des approches complémentaires

  • des adaptations du mode de vie

Les approches dites complémentaires (acupuncture, sophrologie, hypnose, ostéopathie, etc.) peuvent être envisagées en accompagnement, sans se substituer au suivi médical.


L’OSTÉOPATHIE DANS UNE APPROCHE COMPLÉMENTAIRE

Une fois le diagnostic posé et le suivi médical établi, certaines patientes choisissent de recourir à l’ostéopathie en complément.

L’approche ostéopathique vise notamment à :

  • améliorer la mobilité des tissus

  • limiter certaines contraintes mécaniques

  • favoriser un meilleur équilibre fonctionnel

Le travail peut inclure :

  • des techniques viscérales externes

  • des mobilisations articulaires du bassin et du rachis

  • une prise en compte du système nerveux autonome

  • un travail sur les fascias

L’objectif n’est pas de traiter la maladie elle-même, mais d’accompagner certaines manifestations fonctionnelles, dans le cadre d’une prise en charge globale.


MODE DE VIE ET ACCOMPAGNEMENT

Certaines mesures peuvent être discutées avec les professionnels de santé :

  • activité physique adaptée

  • attention portée au sommeil

  • alimentation équilibrée

  • techniques de gestion du stress

Ces éléments ne constituent pas un traitement, mais peuvent participer à une meilleure qualité de vie selon les situations.


POUR CONCLURE

L’endométriose est une pathologie complexe, aux manifestations multiples, nécessitant une prise en charge individualisée et coordonnée.

Une approche pluridisciplinaire, associant suivi médical et accompagnements complémentaires lorsque cela est pertinent, permet d’adapter la prise en charge aux besoins spécifiques de chaque patiente.


A. Marguin

Article de blog – version révisée

 


SOURCES ET RÉFÉRENCES (INFORMATION GÉNÉRALE)

Les liens ci-dessous sont fournis à titre informatif.

Ils renvoient vers des sources institutionnelles, associatives ou scientifiques

permettant d’approfondir la compréhension de l’endométriose.

Ils ne constituent ni une recommandation thérapeutique, ni une garantie de résultat.

Sources institutionnelles et médicales

Associations et ressources patients

Publications scientifiques (lecture complémentaire)

Ressource complémentaire (analyse et réflexion)

LA NÉVRALGIE PUDENDALE

Comprendre les neuropathies du plancher pelvien

Article de blog à visée informative

INFORMATION IMPORTANTE

Cet article a une vocation informative et pédagogique.
Il ne remplace pas un avis médical spécialisé.
Toute douleur pelvienne chronique nécessite une évaluation médicale préalable.

INTRODUCTION

La névralgie pudendale fait partie des douleurs pelviennes chroniques d’origine neurologique.
Elle peut s’inscrire dans un ensemble plus large de neuropathies du plancher pelvien, dont les symptômes sont souvent complexes, variables et difficiles à diagnostiquer.

Ces troubles peuvent concerner aussi bien les femmes que les hommes et avoir un impact important sur la qualité de vie, notamment dans les activités quotidiennes, la position assise, le sommeil ou la vie intime.

QUELQUES NOTIONS SUR LE PLANCHER PELVIEN

Le plancher pelvien est un ensemble de muscles, de ligaments et de fascias qui soutiennent les organes du petit bassin et participent aux fonctions urinaires, digestives et sexuelles.

Un déséquilibre de cette région, notamment une hypertonie musculaire prolongée, peut être associé à différents symptômes pelviens, parfois regroupés sous des diagnostics comme :

  • douleurs périnéales

  • troubles urinaires fonctionnels

  • douleurs recto-génitales

  • sensations de brûlure ou de gêne

Dans certains cas, ces manifestations peuvent être associées à une irritation ou une compression du nerf pudendal.

LE NERF PUDENDAL : RÔLE GÉNÉRAL

Le nerf pudendal (anciennement appelé nerf honteux interne) prend naissance au niveau des racines sacrées S2, S3 et S4.
Il assure l’innervation sensitive et motrice d’une partie importante du périnée.

Sur son trajet, il peut être soumis à des contraintes mécaniques, notamment dans certaines positions prolongées, comme la position assise, ou en cas de tensions excessives des structures environnantes.

SYMPTÔMES POSSIBLES

Les symptômes rapportés par les patients sont variables et peuvent inclure :

  • douleurs périnéales ou pelviennes

  • gêne ou douleur en position assise

  • troubles urinaires fonctionnels

  • douleurs lors des rapports sexuels

  • sensations de brûlure ou d’irritation

Cette variabilité rend le diagnostic complexe et nécessite souvent une approche différenciée afin d’éliminer d’autres causes possibles.

APPROCHE GLOBALE ET PLURIDISCIPLINAIRE

La prise en charge des douleurs pelviennes chroniques repose le plus souvent sur une approche pluridisciplinaire, pouvant associer selon les cas :

  • suivi médical spécialisé

  • kinésithérapie spécialisée du plancher pelvien

  • prise en charge de la douleur

  • accompagnement psychologique

  • approches complémentaires

Aucune approche isolée ne constitue une solution universelle.

PLACE DES APPROCHES COMPLÉMENTAIRES

Dans ce contexte, certaines personnes peuvent recourir à des approches complémentaires, comme l’ostéopathie, en accompagnement d’un suivi médical.

L’objectif de ces approches peut être :

  • d’améliorer la mobilité globale

  • de limiter certaines contraintes mécaniques

  • de favoriser un meilleur équilibre postural

  • de prendre en compte la dimension globale du corps

Il ne s’agit pas de traiter une atteinte nerveuse, mais d’accompagner certains facteurs fonctionnels susceptibles d’influencer les symptômes.

POSTURE, MOUVEMENT ET MODE DE VIE

De manière générale, une attention particulière peut être portée à :

  • la variabilité des positions au cours de la journée

  • l’alternance entre position assise et mouvement

  • la respiration

  • l’activité physique adaptée

Ces éléments doivent toujours être discutés avec les professionnels de santé impliqués dans la prise en charge.

POUR CONCLURE

La névralgie pudendale et les neuropathies du plancher pelvien sont des troubles complexes, nécessitant une évaluation rigoureuse et une prise en charge individualisée.

Une approche globale, coordonnée et progressive permet d’adapter les stratégies thérapeutiques aux besoins spécifiques de chaque patient, dans le respect des indications médicales.

SOURCES ET RÉFÉRENCES (LECTURE COMPLÉMENTAIRE)

Les sources ci-dessous sont fournies à titre informatif.
Elles renvoient vers des publications scientifiques portant sur la biomécanique, la posture, la respiration, la douleur chronique et les structures musculo-squelettiques impliquées dans les douleurs pelviennes.
Elles ne constituent ni une recommandation thérapeutique, ni une garantie de résultat, et ne remplacent pas un avis médical spécialisé.

Publications scientifiques (biomécanique, posture, douleur, respiration)

  • Biomécanique du bassin et des tissus mous
    Camomilla V. et al. – Soft tissue displacement over pelvic anatomical landmarks during 3-D hip movements
    Journal of Biomechanics, 2017
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28111089/

  • Auto-massage et modulation de la douleur musculaire
    Cavanaugh M.T. et al. – An acute session of roller massage prolongs voluntary torque development and diminishes evoked pain
    European Journal of Applied Physiology, 2017
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27826821/

  • Stabilité neuromusculaire et douleur chronique
    Giesche F. et al. – Inpatient multimodal pain therapy: additive value of neuromuscular core stability exercises for chronic back pain
    Schmerz, 2016
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27924316/

  • Muscles du tronc et biomécanique
    Donohue B.F. et al. – Sports injuries to the latissimus dorsi and teres major
    American Journal of Sports Medicine, 2016
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27899309/

  • Course, appuis et biomécanique du pied
    Dolenec A. et al. – Influence on deciding which type of foot strike to use when running barefoot or in minimalistic shoes
    Collegium Antropologicum, 2015
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26610854/

Respiration et système musculo-squelettique

  • Respiration, posture et mouvement
    Buchholz I. – Breathing, voice, and movement therapy: applications to breathing disorders
    Biofeedback and Self-Regulation, 1994
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7861601/

  • Effets du travail respiratoire sur les muscles
    de Sá R.B. et al. – Immediate effects of respiratory muscle stretching on chest wall kinematics
    Respiratory Physiology & Neurobiology, 2017
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28279627/

Posture et colonne vertébrale

  • Posture sagittale et rachis lombaire
    Lee C.H. et al. – Lumbar degenerative kyphosis is not byword for degenerative sagittal imbalance
    Journal of Korean Neurosurgical Society, 2017
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28392949/

  • Mouvements du sacrum lors des exercices fonctionnels
    McKean M.R. et al. – Lumbar and sacrum movement pattern during the back squat exercise
    Journal of Strength and Conditioning Research, 2010
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19996776/

(Les références scientifiques détaillées peuvent être consultées sur demande ou via les bases de données médicales spécialisées.)

A. Marguin

Article de blog – version révisée le 22 Jan 2026

OSTEOPATHY AND IRRITABLE BOWEL SYNDROME (IBS)

Understanding possible interactions and global approaches

Informational blog article

IMPORTANT INFORMATION

This article is intended for informational and educational purposes only.
It does not replace medical advice, diagnosis, or treatment.
Irritable Bowel Syndrome requires appropriate medical evaluation and follow-up.

INTRODUCTION

Irritable Bowel Syndrome (IBS) is a common functional gastrointestinal disorder characterized by abdominal pain, bloating, constipation, diarrhoea, or alternating bowel habits.

Although IBS is not considered a life-threatening condition, it can significantly affect quality of life and daily functioning.
Symptoms vary widely between individuals, both in intensity and frequency.

This article aims to provide general information about IBS and to discuss how manual and complementary approaches, including osteopathy, are sometimes considered as part of a global care strategy, alongside conventional medical management.

WHAT IS IRRITABLE BOWEL SYNDROME?

IBS is defined by chronic or recurrent digestive symptoms in the absence of identifiable structural disease.

Common symptoms include:

  • abdominal pain or discomfort

  • altered bowel habits (constipation, diarrhoea, or both)

  • bloating

  • sensation of incomplete evacuation

The severity of symptoms can range from mild to highly disruptive.

FACTORS COMMONLY ASSOCIATED WITH IBS

The exact mechanisms underlying IBS are complex and multifactorial.
Several factors have been described in the literature, including:

  • stress and psychological factors

  • alterations in the gut-brain axis

  • post-infectious changes

  • gut microbiota imbalance (dysbiosis)

  • visceral hypersensitivity

  • previous antibiotic exposure

Stress is often described as a trigger or aggravating factor, particularly through neuroendocrine pathways involving the hypothalamic-pituitary-adrenal (HPA) axis.

IBS may also coexist with other functional disorders, such as fibromyalgia or chronic fatigue syndrome, suggesting shared mechanisms related to stress regulation and central sensitization.

WHAT IS OSTEOPATHY?

Osteopathy is a manual therapy developed in the late 19th century by Andrew Taylor Still.
It is based on the principle that body structures and functions are interrelated.

Modern osteopathy encompasses a variety of approaches, including:

  • visceral techniques

  • soft tissue techniques

  • functional techniques

  • fascial approaches

  • joint mobilisations

The choice of techniques is adapted to the individual, their symptoms, and their overall clinical context.

OSTEOPATHY IN A GLOBAL APPROACH TO IBS

Some patients with IBS choose to explore manual therapies such as osteopathy as a complementary approach, in addition to conventional medical care.

In this context, the osteopathic approach may focus on:

  • tissue mobility

  • mechanical constraints affecting the abdominal and spinal regions

  • general regulation of musculoskeletal and autonomic systems

The goal is not to treat the digestive disorder itself, but to address certain functional or mechanical factors that may influence symptom perception and overall comfort.

GLOBAL AND MULTIDISCIPLINARY MANAGEMENT

IBS management often requires a multidisciplinary approach, which may include:

  • medical follow-up

  • dietary adaptations

  • psychological or stress-management strategies

  • physical activity

  • complementary approaches when appropriate

Dietary measures and medication should always be discussed with qualified healthcare professionals.

CONCLUSION

Irritable Bowel Syndrome is a complex functional disorder with multiple contributing factors.
Understanding its mechanisms and adopting a personalized, global approach can help patients better manage its impact on daily life.

Manual therapies such as osteopathy may be considered as part of a broader care strategy, without replacing medical evaluation or treatment.

SOURCES AND REFERENCES (FOR GENERAL INFORMATION)

The following references are provided for informational purposes only.
They reflect research exploring IBS mechanisms and complementary approaches and do not constitute treatment recommendations.

Scientific publications

  • Hundscheid H.W. et al. – Treatment of irritable bowel syndrome with osteopathy: results of a randomized controlled pilot study
    PMID: 17716344

  • Florance B.M. et al. – Osteopathy improves the severity of irritable bowel syndrome: a pilot randomized sham-controlled study
    PMID: 22546751

  • Fukudo S. et al. – Brain-gut response to stress in irritable bowel syndrome
    Journal of Clinical Gastroenterology, 1993
    PMID: 8031340

  • Beatty J.K. et al. – Post-infectious irritable bowel syndrome: mechanistic insights
    World Journal of Gastroenterology, 2014
    PMID: 24744587

Keywords

Osteopathy · Irritable Bowel Syndrome · Gut-brain axis · Visceral sensitivity · Functional disorders

A. Marguin

Blog article – revised and updated version

La clinique du Coureur - Course à pieds minimaliste

J'ai eu la chance de participer aux formations dispensées par Blaise Dubois et la Clinique du Coureur, et obtenir ma certification.

La course à pieds est un sport souvent décrié par certains médecins en raison de l'impact qu'il aurait sur le dos, et les pathologies articulaires qu'il entrainerait.

Les recherches scientifiques effectuées au cours de cette dernière décennie ont démontré qu'il n'en est rien. En effet, la course à pieds minimaliste, en respectant certains critères techniques, n'entraine pas de lésion articulaire, et n'augmente pas les risques d'avoir de l'arthrose précoce. Ces 3 critères sont les suivants :

- Courir léger, 

- Courir à 180 pas par minute,

- Courir sur le médio-pied/avant-pied.

En respectant ces critères, le patient augmentera ses capacités cardio-pulmonaires, et travaillera les muscles de la jambe et du dos de manière optimale. L'économie d'énergie réalisée sera très importante.

Evidemment, on ne change pas sa technique de course du jour au lendemain. Il faut donc respecter un temps d'adaptation de plusieurs semaines pour un coureur occasionnel, à plusieurs mois pour un coureur de bon niveau.