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Décompression cervicale à Paris 6
Les douleurs cervicales d'origine discale constituent un motif de consultation fréquent. Lorsqu'un disque intervertébral cervical se détériore ou fait saillie, il peut comprimer une racine nerveuse et provoquer des douleurs irradiant dans le bras, l'épaule ou la main : c'est la névralgie cervico-brachiale.
La décompression cervicale est une variante de la décompression neuro-vertébrale spécifiquement adaptée à la région du cou. Elle vise à diminuer les contraintes mécaniques exercées sur les disques cervicaux et les structures nerveuses associées.
Les consultations ont lieu au cabinet situé 9 Rue du Regard, 75006 Paris, dans le 6ème arrondissement.
Indications de la décompression cervicale
La décompression cervicale peut être envisagée dans les situations suivantes :
- hernie discale cervicale : protrusion ou extrusion discale au niveau C4-C5, C5-C6 ou C6-C7
- névralgie cervico-brachiale : douleur irradiant du cou vers le bras, liée à une compression radiculaire
- discopathie dégénérative cervicale : usure discale avec diminution de la hauteur discale et douleurs associées
- cervicalgies chroniques d'origine discale : douleurs cervicales persistantes avec composante discale documentée
Différences avec la décompression lombaire
La décompression cervicale diffère de la décompression lombaire sur plusieurs points :
- forces de traction : nettement inférieures (10 à 20 kg contre 30 à 60 kg pour le rachis lombaire), adaptées à la taille et à la fragilité des structures cervicales
- positionnement : le patient est en décubitus dorsal, avec un système de maintien spécifique pour la tête et le cou
- angle de traction : ajusté selon le niveau discal ciblé (flexion légère pour les niveaux supérieurs, position neutre pour les niveaux inférieurs)
- durée des séances : généralement plus courtes (15 à 20 minutes de traction effective)
- précautions : vigilance accrue en raison de la proximité de la moelle épinière et des artères vertébrales
Névralgie cervico-brachiale et décompression
La névralgie cervico-brachiale (NCB) se manifeste par une douleur qui part du cou et irradie dans le bras, parfois jusqu'aux doigts. Elle est souvent provoquée par une hernie discale cervicale comprimant une racine nerveuse.
Le trajet de la douleur dépend du niveau de la compression :
- C5-C6 : douleur dans l'épaule, la face externe du bras et le pouce
- C6-C7 : douleur dans la face postérieure du bras, l'avant-bras et les doigts médians
- C7-T1 : douleur dans la face interne du bras et les derniers doigts
La décompression cervicale peut contribuer à soulager cette compression en ciblant le niveau discal concerné.
Protocole de décompression cervicale
- Évaluation initiale : examen clinique cervical complet, tests neurologiques des membres supérieurs, analyse de l'imagerie (IRM cervicale)
- Recherche de contre-indications : tests vasculaires (artères vertébrales), évaluation de la stabilité cervicale
- Protocole individualisé : 10 à 15 séances en général, à raison de 2 par semaine dans la phase initiale
- Réévaluation continue : adaptation des paramètres (force, angle, durée) à chaque séance
- Approche globale : association avec un travail ostéopathique sur les tensions cervicales, les épaules et le rachis thoracique
Contre-indications spécifiques au rachis cervical
Outre les contre-indications générales de la décompression (fracture, tumeur, infection, instabilité), le rachis cervical impose des précautions supplémentaires :
- insuffisance vertébro-basilaire (risque vasculaire lors de la traction)
- myélopathie cervicale avancée (souffrance médullaire nécessitant un avis neurochirurgical)
- polyarthrite rhumatoïde avec atteinte cervicale (risque d'instabilité C1-C2)
- antécédent de chirurgie cervicale récente (fusion, arthroplastie)
- ossification du ligament longitudinal postérieur (OPLL)
Études cliniques
Fritz JM et al. (2014)
Titre : Exercise only, exercise with mechanical traction, or exercise with over-door traction for patients with cervical radiculopathy, with or without consideration of status on a previously described subgrouping rule: a randomized clinical trial.
Publication : Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy, 2014 ; 44(2) : 45-57
Résultats : 86 patients présentant une cervicalgie avec signes de radiculopathie ont été randomisés pendant quatre semaines entre exercices seuls, exercices + traction mécanique et exercices + traction à domicile. À 6 mois, l'incapacité (Neck Disability Index) était significativement plus faible avec la traction mécanique qu'avec les exercices seuls (−13,3 points) et qu'avec la traction à domicile (−8,1) ; l'avantage persistait à 12 mois face aux exercices seuls. La règle de sous-groupes testée n'a été validée que sur le NDI à 6 mois.
Référence : PubMed
Young IA et al. (2009)
Titre : Manual therapy, exercise, and traction for patients with cervical radiculopathy.
Résultats : L'association de la traction cervicale avec la thérapie manuelle et les exercices a montré une amélioration significative de la douleur et de la fonction chez les patients atteints de radiculopathie cervicale, par rapport aux exercices seuls.
Référence : PubMed
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Pourquoi le paramétrage cervical n'a rien à voir avec le lombaire
Une colonne cervicale porte une tête d'environ cinq kilos. Une colonne lombaire porte tout le tronc. Les forces mises en jeu n'ont donc aucun rapport : là où un protocole lombaire travaille avec plusieurs dizaines de kilos de traction, le cervical se règle avec des charges bien plus faibles.
L'angle compte tout autant. Le cou présente une courbure naturelle vers l'avant, et la traction doit la respecter. Tirer un cou dans l'axe strict, sans tenir compte de cette lordose, revient à travailler dans une position que la colonne n'adopte jamais. L'angle est donc ajusté selon l'étage visé — plus la lésion est basse, plus la traction se rapproche de l'axe vertical.
La position diffère aussi : le patient est allongé sur le dos, la tête reposant dans un appui-tête réglable, sans harnais thoracique. Les séances sont généralement un peu plus courtes qu'au niveau lombaire.
C5-C6, C6-C7 : les étages les plus souvent concernés
Les deux derniers étages cervicaux mobiles concentrent l'essentiel des atteintes discales du cou. Ils subissent le plus de contraintes en flexion, ce qui explique le lien avec le travail sur écran et le téléphone.
La topographie de la douleur oriente vers l'étage. Une atteinte C6 irradie vers le bord externe du bras, l'avant-bras, le pouce et l'index. Une atteinte C7 descend plutôt sur la face postérieure du bras jusqu'au majeur. Cette distribution, recherchée à l'examen, complète l'imagerie et guide le réglage.
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Arnaud Marguin — Ostéopathe D.O.
Diplômé de l'École d'Ostéopathie de Genève (2006)
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