Arnaud Marguin — Ostéopathe D.O.
Diplômé de l'École d'Ostéopathie de Genève (2006)
Inscrit au General Osteopathic Council (GOsC) — n°8938
Membre du Registre des Ostéopathes de France (ROF)

Ce que l'ostéopathie peut faire, et ce qu'elle ne fait pas
La plupart des vertiges ne sont pas une affaire d'ostéopathe. Je préfère le dire en premier, parce qu'une partie des personnes qui m'appellent pour ce motif repartent avec une adresse d'ORL, et c'est le bon résultat. Le rôle de la première consultation est de trier : ce qui se règle en quelques minutes chez un spécialiste, ce qui vient de la nuque et répond au travail manuel, et ce qui doit voir un médecin le jour même.
Un vrai vertige, c'est la pièce qui tourne, ou vous qui tournez dans la pièce. Un déséquilibre, c'est le sol qui semble instable, une tête « pas claire », une démarche moins sûre, souvent quand la nuque bouge. Les deux se disent « vertige » au téléphone, mais ils n'ont ni la même origine ni la même prise en charge. La première question que je pose est donc celle-là, avant même de demander depuis quand.
Le vertige positionnel paroxystique bénin est le plus fréquent des vrais vertiges. Il dure quelques secondes, se déclenche en se retournant dans le lit ou en levant la tête, et vient de petits cristaux de l'oreille interne qui se sont déplacés. Le traitement de référence est une manœuvre de repositionnement, celle d'Epley, dont l'efficacité est établie par une revue Cochrane. Elle prend quelques minutes, chez un ORL ou un kinésithérapeute vestibulaire. Ce n'est pas un travail sur la nuque, et personne ne devrait vous vendre une série de séances pour cela.
Après un coup du lapin, une période de raideur de la nuque ou des mois de travail sur écran, certains patients décrivent une instabilité qui augmente quand ils tournent la tête, avec une nuque douloureuse et raide. C'est le tableau que l'on appelle déséquilibre cervicogénique, et il a une explication : les capteurs de position situés dans les muscles profonds du cou renseignent le cerveau sur la position de la tête ; quand ils sont perturbés, l'information qu'ils envoient contredit celle de l'oreille interne et des yeux, et le cerveau conclut à une instabilité.
Là, le travail manuel a sa place, et il a été testé : des essais randomisés australiens ont montré qu'une mobilisation cervicale douce réduisait l'intensité et la fréquence de ces déséquilibres, avec un bénéfice qui se maintenait à un an. Les techniques utilisées sont lentes, sans manipulation rapide : sur une nuque qui donne déjà des vertiges, le « craquement » n'a pas sa place.
Deux situations reviennent souvent. Une mâchoire qui serre, un bruxisme ou un SADAM s'accompagnent parfois de sensations d'instabilité, parce que les muscles de la mâchoire et ceux du haut de la nuque travaillent ensemble. Et une période de stress ou d'anxiété peut donner une tête « cotonneuse » et une hyperventilation discrète qui imite un vertige. Dans les deux cas, l'examen oriente, et l'ostéopathie n'intervient que si la nuque ou la mâchoire y participent réellement.
Je commence par reproduire : dans quelles positions, à quel mouvement de tête, depuis quand, avec quels signes associés. Je vérifie que rien n'évoque une cause neurologique ou une atteinte de l'oreille, et si un doute existe, je m'arrête là et je vous oriente. Si le tableau est cervical, je traite la nuque, la jonction avec le haut du dos et les muscles sous le crâne, par des techniques douces, puis je vous donne un ou deux exercices de contrôle de la position de la tête, à refaire chez vous.
Un médecin généraliste consulte dans les mêmes locaux : quand il faut un avis dans la journée, il se prend sur place.
Un vertige brutal accompagné d'un mal de tête inhabituel, d'une difficulté à parler, d'une vision double, d'une faiblesse ou d'un engourdissement d'un côté du corps, d'une surdité soudaine ou de vomissements que rien n'arrête : appelez le 15. Ce n'est pas une consultation d'ostéopathie, et attendre le lendemain est une erreur. Un vertige qui dure des heures, ou qui revient sans lien avec les mouvements de la nuque, relève d'abord de votre médecin ou d'un ORL.
Pour un déséquilibre cervical, une à trois séances suffisent le plus souvent. Si rien n'a changé à la troisième, je ne prolonge pas : c'est le diagnostic qu'il faut revoir, avec un ORL ou un neurologue. Pour un vertige positionnel, la réponse est une manœuvre, et je vous adresse à qui la pratique.
Comptez 100 € la consultation, sans ordonnance ; la Sécurité sociale ne rembourse pas, les mutuelles souvent en partie, sur facture. Cabinet au 9 rue du Regard, métro Rennes ou Saint-Placide.
📍 Cabinet d'ostéopathie
9 Rue du Regard, 75006 Paris
🚇 Métro : Saint-Placide / Rennes / Sèvres-Babylone
Une première consultation n'engage à aucun protocole. On fait le point, on vous examine, et la suite se décide ensemble.
Pour un créneau rapide, le plus simple est d'appeler.
Vous venez de loin ? Appelez avant de vous déplacer, on vérifie ensemble que ça en vaut la peine.
4,9/5 sur Google, 29 avis · 20 ans de pratique · inscrit au GOsC (Royaume-Uni)
Les informations présentes sur cette page sont à visée informative.
Elles ne remplacent pas une consultation médicale.
Arnaud Marguin — Ostéopathe D.O.
Diplômé de l'École d'Ostéopathie de Genève (2006)
Inscrit au General Osteopathic Council (GOsC) — n°8938
Membre du Registre des Ostéopathes de France (ROF)